Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Introduction

1) Voter pour le respect de la dignité de la personne

2) Voter pour le respect du bien commun

3) Voter pour le respect de la destination universelle des biens

4) Voter pour la mise en œuvre de la subsidiarité

5) Pour quoi voter ? Voter pour la solidarité en paroles et en actes.

Pour lutter contre le « nous-contre-eux », sur le mode de la compétition (la zone pavillonnaire contre les immeubles ou les cités HLM, ou le contraire), ou de la solidarité avec ceux qui nous ressemblent ou ceux que l’on choisirait, contre ceux qui sont différents de nous. Dérive et risque communautariste.

Le contraire, c’est la coopération : apprendre les uns des autres, par un enrichissement mutuel.

Mais aussi un soutien psychique, moral, physique, corporel, financier dans les situations difficiles.

Dans la Bible, c’est la demande de prendre soin et de protéger la veuve (qui peut être en insécurité financière, affective à cause de la mort de son mari), l’orphelin (qui peut être en insécurité éducative, financière, morale, matérielle), et l’étranger (parce qu’il est loin de son pays d’origine, peut être en insécurité matérielle, relationnelle, ...)

Dans une lettre où il compare l’Eglise à un corps humain qui est composé de plusieurs membres qui ont chacun leur rôle tout en étant indispensable et unis les uns aux autres, nous pourrions reprendre cette même comparaison pour la société, et l’invitation à prendre soin les uns des autres, y compris les plus faibles : « Les membres du corps qui sont tenus pour les plus faibles sont nécessaires ; et ce que nous tenons pour les moins honorables du corps sont ceux-là mêmes que nous entourons de plus d’honneur, et ce que nous avons d’indécent, on le traite avec le plus de décence. » (1 Corinthiens 12, 22-23)

C’est aussi la capacité à se mobiliser pour un grand projet, comme des Jean Monnet et Robert Schuman qui avaient une vision d’une Europe en paix fondée sur la réconciliation entre la France et l’Allemagne. La coopération, c’est la question centrale dans l’Union européenne, entre des pays qui font partie d’un même ensemble et qui ont du mal à s’accorder. Il faut souvent trouver le plus petit dénominateur commun entre les états membres.

La solidarité, c’est accepter de dépendre les uns des autres. A certains moments de ma vie, je dépends des autres, et à d’autres moments, ce sont d’autres qui dépendent de moi.

Exemple, dans une communauté monastique : les revenus produits par le travail (artisanat monastique) des uns est mis en commun dans la caisse de toute la communauté ; à l’hôtellerie, il est donné une fourchette de don, de telle sorte que l’accueil de tous les hôtes soit possible : chacun donne ce qu’il peut selon ses revenus pour une solidarité des accueillis : ceux qui peuvent donner plus permettent de couvrir le don de ceux qui donnent moins.

 

Lire la suite : Conclusion

Bibliographie sur la réflexion de l'Eglise sur la vie en société

Sites et articles sur la réflexion de l'Eglise sur la vie en société

 

Jean Monnet et Robert Schuman, le 9 mai 1950

Jean Monnet et Robert Schuman, le 9 mai 1950

Tag(s) : #solidarité, #compétition, #coopération, #veuve, #orphelin, #étranger
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :