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Peut-on tout pardonner ? (15.03.2016)

Introduction

  1. Qu’est-ce que pardonner ?

A. La difficulté de pardonner

Un acte plus ou moins difficile en raison de 2 critères :

1) la profondeur de la blessure, quand on a été touché dans la profondeur de son être et de son âme => c'est un processus long, difficile et peut être jamais acquis

Car un être humain peut blesser un autre humain très profondément jusqu’à tuer son âme ; à une profondeur insoupçonnable, à une intensité mineure ou majeure (une rupture amoureuse ; mal fait dans un autre cadre : sur son enfant, dans son enfance : physiquement, moralement, psychiquement)

La profondeur de la blessure rend plus difficile la possibilité de pardonner

2) attitude actuelle du fauteur. Comment pardonner alors que celui que celui qui m’a fait mal continue à me faire mal (rupture d’amour ; dans l'entreprise) si je continue à prendre des coups par rapport à une personne qui n’arrête pas ou qui ne s’en rend pas compte ?

Pour pardonner, faut-il un pardon demandé ? Or tant de fois où le pardon n’est pas demandé !

B. Qu’est-ce que je fais quand je pardonne ?

Pardonner, est un acte de la décision, de la volonté : je vais décider que l’autre ne paiera pas pour sa faute => prendre toute la mesure de toute la faute qui m’a été faite : une « remise de dette » => l’autre me doit quelque chose => renoncer jusqu’à cette dette.

Un acte de l’intelligence pour mesurer cette blessure, puis une décision qui part du plus profonde mon être.

Un moment où je décide que je ne tiendrai plus rigueur à l’autre du mal qu’il m’a fait.

On va libérer l’autre ; tant que ce n’est pas fait, l’autre est prisonnier de sa faute => j’ai un pouvoir de libération. Quand un pardon peut se manifester, même si difficile, il peut faire grandir l’autre car il le libère d’un poids qui était le sien, que le pardon ait été donné consciemment (dire « je te pardonne ») ou non (car pas forcément reçu ou accepté ; cependant, à mes yeux et aux yeux de Dieu, je peux le libérer de sa faute : j’ai le moyen)

On se libère aussi soi-même. Au contraire, la rancune rapetisse notre cœur, elle le rabougrit. Des rancunes tenaces nous tiennent esclaves, quand on se remémore la faute de l’autre, quand on a un sentiment de vengeance, quand on espère que l’autre va payer, c’est aussi mon cœur qui devient petit => se libérer soi-même par un acte recréateur de pardon.

C. Les traces psychologiques de la faute ou de la blessure qui m’a été faite : elles peuvent rester après le pardon. J’accepte de porter en moi ce qui peut être une trace psychologique de la blessure.

Pardonner, ce n’est pas ‘je ne ressens plus rien’. Sinon, quand j’aurais donné mon pardon, j’aurais oublié. Or le pardon n’est pas l’oubli.

« J’ai cru pardonner, mais je n’ai pas pardonné car je lui en veux encore » On peut en vouloir à quelqu’un et avoir vraiment pardonné même si c'est encore douloureux au plan de l’affect, par exemple dans une séparation où la personne est abandonnée pour une autre.

Ce n’est pas parce qu’on a pardonné à quelqu’un qu’on doit devenir les meilleurs amis du monde. L’avenir n’est pas forcément une réconciliation qui doit passer par un vivre ensemble.

 

  1. Y a-t-il un pardon chrétien ? Doit-on tout pardonner quand on est chrétien ?
Il est difficile de demander pardon, de pardonner et de se réconcilier

Il est difficile de demander pardon, de pardonner et de se réconcilier

Tag(s) : #pardonner, #pardon, #psychologie, #coupable, #blessure, #mal, #décision, #libération

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