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Introduction

1. L'ampleur des mutations

2. La Mission d’éducateur

Comment aider les jeunes à maîtriser ?

Même si nous maîtrisons moins bien qu’eux, il faut les aider à utiliser ces outils dans le sens de la construction de l’homme et du savoir.

Avec des outils, on peut avoir le meilleur et le pire. Cf dernier livre de J-C Guillebaud (Une autre vie est possible, Ed Iconoclaste, 2012) sur l’espérance : « le pire et le meilleur ».

Du côté des parents, il y a une exigence de formation. Il n’est pas facile d’être parents aujourd’hui.

C’est plus difficile qu’hier. Pourquoi ? Parce que, vue la vitesse des changements de la société

Avant : la réponse à l’enfant était basée sur leur éducation reçue.

Aujourd’hui, des questions nouvelles surgissent. Des nouveaux questionnements :

  • Les parents sont obligés d’inventer : ordinateur dans ou pas dans la chambre : il faut règlementer l’usage. Il faut réfléchir ensemble : quelle réponse, j’apporte ?

Que ce soit au service de la construction de l’homme.

 

Les risques, les mises en garde (après l’émerveillement)

D’abord, s’émerveiller, avant de donner des règles, des précautions à prendre, et à éviter

D’abord les rejoindre dans ce qui les passionne

3 risques :

a) /accès au savoir : le risque du nivellement

Internet annihile toutes les frontières : l’avis de l’expert (spécialiste qui a réfléchi) a la même importance que l’homme de la rue (sondage, commentaires réagissant à un article).

Comment les aider à construire un savoir ? Il faut distinguer le savoir de l’expert de celui de l’homme de la rue. Notre responsabilité d’adulte est d’aider à construire des savoirs ordonnancés, à hiérarchiser.

b) frontière entre le réel et le virtuel : oscillation de l’un vers l’autre

Les jeux : lorsque la frontière entre le virtuel et le réel est mal placée ; risque d’addiction et de la montée de la violence

Sur la violence vue à la TV et dans les jeux vidéo :

Or, dans les histoires de que nos arrière-grands-mères racontaient à grands-parents, il y avait aussi de la violence, une violence extrême : le loup, l’ogre. Mais ils commençaient en disant : « Il était une fois … » qui séparait l’imaginaire du réel.

A la télévision, ce qui est dramatique, c’est que l’imaginaire du metteur en scène a la couleur du réel.

Dans les jeux ou les films, c’est la souffrance sans souffrance (un acteur joue la souffrance sans souffrir). Il y a donc un risque de confusion entre le virtuel et le réel dans la tête des jeunes.

Exemple d’une bataille entre enfants filmée puis mise en ligne. Or les coups sont réels ; il n’y a pas d’intégration de la violence par celui qui filme de la violence subie. La violence est cause de souffrance qui devient insupportable.

A Noël 1999, un blouson est rendu Sali à son propriétaire. Celui-ci poignarde celui à qui il l’avait prêté. Le garçon poignardé, meurt dans l’ambulance vers l’hôpital. Je l’ai rencontré le lendemain. Il voulait se supprimer. Je lui ai répondu : « Un mort pour un blouson, tu ne crois pas que cela suffit. Pas deux morts pour un blouson ! » Je suis retourné le voir trois jours après. J’ai vu qu’il avait intégré le poids de souffrance postérieure, ce qui n’avait pas été le cas au moment de l’acte. Or, dans le jeu, le héros a plusieurs vies. On peut recommencer à jouer, même si on est « mort ».

  • Il faut donc bien inscrire la frontière entre réel et virtuel.

Par rapport à la pornographie que des enfants ou des adolescents ont vue. C’est dramatique quand aucun adulte ne dit la réalité de la relation Homme-Femme. La pornographie, c’est une mise en scène des fantasmes du réalisateur. Le rôle des adultes, c’est de donner du sens aux images. Dans ma jeunesse, à la campagne, j’ai beaucoup appris en voyant les animaux.

11 sept 2011 : à la télévision, je vois les images de tours qui s’écroulaient. Je trouvais que c’était très réaliste pour une fiction ! Quel ne fut pas mon trouble quand j’ai compris que ce n’était pas un film mais le réel !

Les adultes doivent être les garants entre le virtuel et le réel. Il faut donc baliser le jeu.

Chez mes grands-parents, les enfants jouaient dans la Salle de jeux. Au salon, parce que c’était le lieu où l’on parle, il n’était pas question d’apporter des petites voitures. J’étais là pour écouter et si j’avais quelque d’intéressant à dire, je pouvais le dire.

c) Par rapport aux réseaux sociaux : risque d’effacer la frontière entre l’intime, le privé et le public.

A un jeune qui écrit sur Facebook, lui demander : « Es-tu sûr que ce que tu écris ce soir, tu peux le crier dans la cour du collège, demain matin ? » car c’est le même effet !

Un secret est une chose que l’on ne dit qu’à une personne. Avec Facebook, ce n’est plus à une personne à la fois, mais à plusieurs à la fois !

Je connais une jeune fille qui a été cassée à partir d’une imprudence d’elle-même, en publiant une photo d’elle, en voyant les réactions à son collège ensuite par rapport à elle.

Y a-t-il un rapport entre sa page Facebook ou un blog personnel avec les pages de son carnet intime que l’on cache sous son lit ?

Si le carnet intime est découvert, il n’y a que la personne qui l’a découvert qui peut le lire : on passe de l’intime au privé.

Par contre, sur Facebook, tout est public.

Rappeler aussi le respect du droit à l’image. C’est notre responsabilité d’adulte.

Demander « Qu’est-ce que tu y mets ? » Bien faire réfléchir : « Veux-tu que cela devienne public ? »

L’intime, c’est ce qu’on partage en famille, par exemple les photos de vacances. Mais pas sur la Toile !

Leur apprendre comment les aider à utiliser ces outils de communication. Les ados, en effet, ne mesurent pas la portée de ce qu’ils écrivent sur Facebook. Car on peut casser des gens avec ce réseau : propos violents, rumeurs, racisme, …

Conclusion

Tag(s) : #éducateur, #parents, #jeunes, #formation, #se former, #questions nouvelles, #risques, #réel et virtuel, #violence, #souffrance

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