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Echos de "Visages de solidarité : donner ou recevoir ?"

(25.03.2015, soirée)

Présentation des témoins

Témoignages de Florence et Philippe

Témoignage d'Armand

Discussion

Th. : « En allant vers l’autre, cela me donnait bonne conscience. Et paradoxalement, j’ai reçu beaucoup. Et plus je donnais, plus je recevais. J’ai l’opportunité d’engager des professionnels qui engagent des bénévolats. Je suis étonné de voir le nombre de personnes qui s’engagent. Il est beau de voir rendre ce que vous avez donné. »

Question : L’entrée dans le bénévolat : est-ce une évidence ? Est-il facile de passer la porte d’une association ou plus facile quand on est accompagné ?

A-Cl : « On y va par amitié, en accompagnant quelqu’un d’autre. ‘Tu ne fais rien, tu ne voudrais pas venir avec moi ?’ Le don de la personne est profondément humain. Cela n’a pas de couleur de peau, ni de race, ni de religion. »

« A l'école, on nous forme pour travailler, mais pas pour aller vers les autres. »

Mme B. : « C’est dans ma famille que j’ai vu mes parents s’engager. Une fois, ma mère a ramené à la maison un jeune homme qui ne savait pas où dormir. A la maison, il y avait toujours des invités. »

E. : « Le premier pas est toujours difficile : 1° : l’autre est un étranger ; 2° : qu’est-ce que je peux lui apporter ? Est-ce que j’en suis capable ? 3° : Jusqu’où s’engager ? Une fois, le 1° pas posé, cela devient facile et on n’est pas déçu ! »

C. : « Je me fais la porte-parole d’une personne rencontrée à Dom’Asile qui veut être utile, qui veut être bénévole. Isolé, sans ami, ni famille, elle n’a pas le droit de travailler. Or, comme pour chacun, on a besoin de sens. On a aussi besoin de donner et recevoir. Lui aussi a le besoin de donner. »

Armand : « On a peur de savoir jusqu’où s’engager. La charte du Secours Catholique est claire : ‘l’engagement bénévole : on s’engage chaque jour’. Ce n’est donc pas un CDD, ni un CDI. En début de chaque mois, Solange me demande combien de samedis je peux venir dans le mois. Moi, j’ai besoin d’être dans une association, mais il existe aussi le bénévole du bon sens. Au début, je n’ai pas percuté, je n’avais pas de contrainte horaire.

Quand j’ai trop de nourriture, je donne ce que j’ai pris en trop à quelqu’un. Quand j’ai trop, je donne ce qui me reste. C’est un peu à la carte, ce n’est pas imposé, c’est libre. »

E. : Des personnes servent des cafés à la gare St Lazare : ma fille qui allait en servir n’était pas dans une association structurée. Quand ce n’est pas organisé, on en vient à se demander ‘Si j’arrête, qui continue après moi ?’ Effectivement, dans sa tête, on est libre dans son engagement quand on est investi, quand c’est moins lisible. Si cela part de travers, cela peut créer une déception chez la personne, au point qu’elle ne recommencera pas. »

B. : « Il faut parfois savoir être inefficace. La clope, c’est inefficace, mais c’est génial. Il faut du temps. Parfois, il n’y a pas de résultat visible, mais ce n’est pas le plus important. Le fait que le bénévolat soit fait dans un cadre permet de ne pas s’investir jusqu’au bout. On est un peu protégé par ce cadre. Cela donne des limites. Alors que l’on serait dans la rue, on irait jusqu’au bout quitte à faire venir la personne chez soi.

Quand il y a des dysfonctionnements au niveau de la société, cela a plus de force d’être dans une association face aux institutions. »

C. : « On a tous besoin d’une formation. La personne a aussi besoin d’un cadre. Certes, il faut rappeler l’autonomie et la liberté, justement pour ne pas créer de dépendance vis-àvis des personnes aidées. »

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Jusqu'où s'engager ?

Jusqu'où s'engager ?

Tag(s) : #donner, #recevoir, #bénévolat, #charte, #Secours Catholique
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