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Rebondir après une épreuve ?

Jeudi 22 mai 2014, après-midi

Echos des rencontres sur "Rebondir après une épreuve?"

 

1) Yves :

1. Qui est Bruno?

Il avait 22 ans et était étudiant, quand il rencontre soudainement des difficultés pour étendre les doigts de la main gauche. Il est hospitalisé et l'I.R.M. confirme en Avril 1989, le diagnostic de la sclrérose en plaques, maladie du système nerveux central. Pourquoi? Bruno est abattu et nous aussi, Thérèse et moi, Pascale et Emmanuelle. Pourtant nous ne voulons pas croire que cette maladie sera un handicap insoutenable pour lui et pour nous. Jusqu'en 2005, Bruno fait face et peut continuer à travailler au Crédit Mutuel.
Nombreuses poussées ("le 'courant' ne passe plus dans le nerf") traitées à la cortisone, rééducation fonctionnelle, - il doit réapprendre à marcher-, hospitalisations, nouveaux traitements. Il connaît une nouvelle épreuve en 2005 et 2006, c'est la séparation dans son couple, Isabelle ayant décidé de partir à Toulouse avec les deux enfants. En 2009, arrét de travail, reconnaissance de son invalidité catégorie 2 avec versement d'une pension. En 2013, nouveau traitement pour réduire la spatiscité de sa jambe gauche. Aujourd'hui, il marche avec une canne et depuis un mois, il a besoin d'un fauteuil roulant pour les longues distances. 

2. Comment rebondir après un telle épreuve?

Tout d'abord, il a faut accompagner Bruno (courses, démarches, ménage), l'encourager à faire face à son handicap, accepter ses variations d'humeur, l'aimer tel qu'il est.

Je me suis engagé dans une association de recherche médicale sur la Sclérose en plaques : réunions, assemblée de l'ARSEP (budget de 2 M€), suivre les avancées dans les traitements de cette maladie qui affecte 80.000 personnes en France.

Bruno lui-même fait partie d'un groupe de paroles à Asnières où chacun peut s'exprimer et faire part de ce qu'il vit.

Rebondir, c'est consentir au réel, ne pas l'ignorer, l'accepter, tout en sachant que la souffrance existe.

Rebondir pour moi, cela été l'occasion de suivre les cours de licence de Théologie à l'Institut Catholique de Paris, d'être accompagnateur, depuis 10 ans, dans le Catéchuménat des adultes, et enfin d'animer un groupe " Partager la Parole". Cela m'aide beaucoup : pas à trouver un sens, mais une nourriture.

3. Face à cette épreuve, face au handicap, DIEU est-indifférent?

La souffrance n'a pas de valeur en soi, elle n'est pas envoyée par DIEU qui a assumé par son Fils Jésus le Christ la finitude et les souffrances de l'homme.

Face à la souffrance, la réponse de DIEU est l'excès d'amour: Thérèse et moi avons été invités à croire en un mieux, à aimer davantage notre fils, à lui montrer qu'il" a du prix aux yeux de DIEU".

"Guérir tout de suite" à tout prix : nous essayons d'accueillir cette demande quotidienne de Bruno en cherchant à la comprendre. Notre vie intérieure, notre prière nous aident. Il faut prier pour la guérison, certes mais surtout nous avons à améliorer la qualité de notre amour à son égard. "La seule puissance qui nous est offerte gratuitement c'est la puissance de l'Esprit Saint qui nous rend capable de poser un regard de compassion et de tendresse comme celui qu'a eu DIEU  sur son Fils crucifié."

Je propose d'écouter un chant de Steeve GERNEZ "Chemin de Croix, chemins de vie"  (Chercheurs de Dieu)

 

Lire le témoignage de Jean-Marie sur l'épreuve du chômage

30 premières secondes de "Chemin de croix, chemins de vie"

Tag(s) : #maladie, #sclérose en plaque, #rebondir, #souffrance, #foi, #Dieu, #parents, #fils

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