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Introduction

1. Ampleur des changements

2. La Mission d'éducateur

Conclusion

Questions - réponses :

  • On passe d’une chose à l’autre, très vite
  • C’est ce qu’on appelle le zapping.

Il faut leur apprendre à se poser, à développer une réflexion, à construire une conversation, à prendre le temps d’une discussion.

C’est aussi l’apprentissage du silence (qui les met souvent dans une panique totale). C’est le difficile rapport à l’intériorité. Après une telle expérience, l’ambiance d’une classe est différente.

Leur rappeler que les outils ne leur permettent pas de tout découvrir de la relation humaine. C’est pourquoi, il est important de proposer des espaces de pause, de dire que c’est normal de s’ennuyer, de s’embêter, de rêver éveillé.

  • Est-ce que ce sont des outils facteurs d’intégration sociale ?
  • Elle peut le favoriser, mais aussi crée aussi des discriminations : c’est donc la manière de l’utiliser qu’il y a une différence. Autrement dit, comment mettre ces outils au service de la construction de la relation, et non pas de la destruction de la relation. C’est faire la différence entre communiquer et entrer en relation.

Par exemple, dans la relation entre homme et femme, il n’y a pas que la communication verbale ou écrite.

Dans les congrès, il y a 30 ans, l’intérêt, c’était les pauses pour échanger avec des gens du même domaine de réflexion et pratique. Aujourd’hui, aux pauses, chacun est sur son tél portable pour téléphoner, consulter ses mails ou surfer. De tels comportements enferment chacun dans son réseau de ceux qui sont sur son répertoire.

Avoir une certaine méfiance, car on peut devenir esclave de son outil de communication.

C’est le défi de l’accès universel du savoir grâce à internet par rapport à l’accès de quelques-uns qui allaient à la bibliothèque.

Autre danger sur internet : l’anonymat. On choisit un pseudo pour écrire n’importe quoi sans assumer ses messages.

Dans ce cas, internet ne favorise pas l’insertion et ni la lutte contre les discriminations.

  • Quels sont les avantages et les inconvénients d’être amis avec ses enfants sur Facebook ?
  • C’est une question que nous sommes posés chez les Salésiens.

Moi, je refuse systématiquement. Mais d’autres salésiens, des plus jeunes, trouvent que c’est un formidable outil pour communiquer, pour partager son ressenti et ses émotions. C’est clair qu’il y a une différence générationnelle.

Comme parents, nous ne pouvons cependant pas être les amis de nos enfants dans la vie réelle. Or, Facebook favorise l’horizontalité.

En devenant « Ami » de ses enfants sur Facebook, on peut les « fliquer ». Est-ce le rôle des parents ? Les enfants ont aussi le droit d’avoir un espace avec leurs amis, sans que les parents puissent le savoir.

En fait, cela dépend de la relation de confiance avec ses enfants. Par contre, c’est catastrophique quand le parent prend un pseudo pour se faire passer pour un ado.

Je connais une jeune brillante Polytechnicienne, qui visait un poste à hautes responsabilités. Elle avait toutes les compétences pour ce poste. La seule chose qu’elle n’avait pas intégrer, c’est que le cabinet de chasseurs de têtes irait voir sur Facebook pour regarder comme elle parlait de sa future entreprise.

On ne peut pas passer de l’intime au public ; ou alors, il faut être prêt à en porter les conséquences. Il est vraiment dommage qu’elle n’ait pas été initiée à cette frontière entre le privé et le public. Les effets secondaires ne sont absolument pas mesurables.

Tout se joue dans la qualité des relations entre parent et ados, dans la transparence, dans la vérité.

  • Grâce à Internet, l’accès au savoir est facile, gigantesque. C’est mieux que dans un musée ; mieux que d’aller à la bibliothèque, pour faire une recherche. Quel avantage y a-t-il pour le jeune à l’inviter à y aller ? Comment le former par rapport au flux d’informations ? par rapport à Wikipédia. Ce n’est pas qu’un « copier-coller ».
  • Internet, c’est la facilité. Or, la vie n’est pas facile. L’école a un rôle. L’enseignant va devoir intégrer ces nouvelles technologies. On peut en effet se perdre sur la toile.

Pour réfléchir, il y a une méthodologie à trouver : thèse antithèse, synthèse. Rassurez-vous, le métier d’enseignant n’est pas en danger.

L’utilisation de l’ordinateur est un exercice de diversification selon le niveau. Cela nécessite un travail de l’enseignant. Au lieu d’être distributeur du savoir, il devient médiateur de l’accès au savoir. Autrement dit, comment je vais t’apprendre à accéder au savoir et à l’intégrer. Il doit aider à apprendre.

Tout cela va modifier des professions.

C’est étonnant que l’école qui prépare les jeunes à l’avenir, ait tant de mal à s’y mettre.

[…]

La crise du collège, ce n’est pas qu’une question de moyens financiers et humains : c’est la question du sens. Comment cela fait sens dans la vie d’un jeune du XXI° S ?

Par rapport à un article, il y a des risques et des atouts pour la nouvelle évangélisation. En effet, les jeunes ont une soif de sens qu’on ne peut résoudre sur internet. Par contre, il faut intégrer les nouvelles technologies.

  • Nous avons bien compris qu’il y avait des besoins éducatifs particuliers par le numérique, par l’outil informatique. Cela nécessite que les enseignants soient formés eux aussi. Il existe de l’autre côté, la fatigabilité des élèves. Même si l’ordinateur est éteint, certains ont toujours leur téléphone portable 3G allumé et s’en servent pendant la nuit.
  • Le soir, au foyer dont je m’occupe, nous récupérons tous les téléphones portables, ils sont mis à recharger la nuit dans un bureau et rendus le matin.

On est dans le domaine des émotions. Or, les jeunes ont besoin d’un cadre d’utilisation, car très difficile, seul.

  • Et la gestion de l’information tirée à partir de l’outil informatique ?
  • Il existe des systèmes de contrôle parental : à nous, comme adultes, de nous former, car il y a de vrais enjeux.

Des ados somnolent voire s’endorment en classe.

  • Un autre problème : c’est la triche de plus en plus sophistiquée grâce à ces outils. Il faut les détecter et imaginer par avance ce que les jeunes vont pouvoir imaginer. Après c’est le sens du travail et de la vérité qui sont pervertis.
  • Comment se fait l’accès aux savoirs ? Quand, à l’X, j’avais le droit à tous les documents pour des épreuves. Alors que d’autres s’efforçaient de tout apprendre et tout retenir, moi j’apprenais toutes les tables des matières pour savoir retrouver l’information.

Il faudrait aussi développer le travail d’équipe.

Cela nécessite aussi de changer de vocabulaire : remplacer « problème » par « énigme ». Après un travail fait en équipe, interroger au hasard l’un des membres de l’équipe, notamment pour voir si les meilleurs de l’équipe ont su faire comprendre aux plus faibles. L’utilité du savoir, ce n’est pas que le savoir en lui-même, c’est sa transmission.

On crève de ces élites qui savent et qui ne savent pas transmettre. Quand la moitié de la classe n’a pas compris une explication, si l’enseignant explique à nouveau de la même manière, cette même moitié ne comprendra pas mieux que la même explication la première fois. Pourquoi ne pas expliquer d’une autre façon ? Pourquoi ne pas demander à un élève d’expliquer autrement ?

Il faut sortir du schéma classique.

L’enjeu de l’Ecole du XXI° S, c’est de savoir travailler ensemble.

En entreprise, n’est-ce pas de savoir faire travailler ses cadres pour un chef d’entreprise ?

Si ce que je sais peut lui servir, tant mieux. Réjouissons-nous !

Pour refonder l’école, il faut passer par le numérique et le travail d’équipe.

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